Faut-il pénaliser la fessée et envoyer les parents violents devant les tribunaux? [ 01/30/2009 ]

[ 01/30/2009 ]

Faut-il pénaliser la fessée et envoyer les parents violents devant les tribunaux? Quelles sont les bases scientifiques d’un tel revirement?
La violence est aujourd’hui décriée. Y compris, ne serait-ce qu’une voix plus faible, la violence familiale. Lorsqu’on parle de violence familiale, on pense à celle contre les femmes, ou aux mauvais traitement que subissent les enfants. Mais, qu’est-ce qu’au juste qu’un mauvais traitement ? Faut-il y inclure la fessée ? C’est tout le débat actuel qui prend de l’ampleur. En effet, des directives internationales ont établi que 2009 serait l’année butoir pour l’abolition des châtiments corporels dans tous les pays du monde. Les pays d’Europe du Nord avaient donné le « la » en interdisant la fessée, et donc en la pénalisant (on peut être sanctionné par la loi pour avoir usé d’une force désormais illégitime). En Europe, 18 pays sur les 47 qui composent le Conseil de l’Europe l’ont interdite. Mais les réalités comme les législations restent très variables d’un pays à l’autre (au total, dans le monde, 23 pays sur les 192 existant ont interdit les fessées, gifles et autres tapes, et 24 ont promis la réforme). La direction est cependant donnée par les pays leaders, et la France n’en fait pas partie. Le Conseil de l’Europe va essayer de faire approuver courant 2009 «une politique commune de stratégies intégrées contre la violence». Le terme est laché. Les études psychologiques publiées dans les revues sérieuses montrent qu’il existe des effets néfastes à une telle pratique éducative et que les bénéfices sont maigres voir nuls pour les parents. Dans ce cas, pas de bénéfices pour celui qui les distribue et des effets indésirables pour celui qui les reçoit, on comprend que les spécialistes soient réservés ou hostiles sur l’usage de la fessée. En effet, la fessée ne semble par favoriser pas l’intériorisation des normes par l’enfant (même si elle le dresse à craindre ses parents, tout au moins tant que le rapport de force physique est favorable à ces derniers). Les alternatives demandent plus de patience de la part des parents, plus d’intelligence des situations et de recourir à des alternatives. Pas toujours évident dans le feu de l’action familiale au quotidien.

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