Gauche et sécurité: année zéro. Pourquoi l’UMP a raison de politiser le thème de la sécurité [ 12/27/2009 ]

[ 12/27/2009 ]

Pourquoi l’UMP a raison de politiser le thème de la sécurité. Garde à vue, corporatisme, identité: la gauche reste silencieuse. Une stratégie perdante.

La sécurité est rarement un thème sur lequel se gagnent ou se perdent les élections. Et le chômage et les inégalités vont dominer l’agenda électoral. Mais, la sécurité c’est un sujet sur lequel les partis doivent se prononcer pour gagner une crédibilité dans l’opinion. La raison pour laquelle la majorité a intérêt à faire de la sécurité un thème de campagne, sinon un enjeu, est la faiblesse structurelle de la gauche sur ces thèmes. Exemples. Les gardes à vue explosent en France, en lien avec le management de la performance policière (le fait de determinier des indicateurs de performance censés indiqués l’intensité de l’effort des fonctionnaires): plus de gardes à vues = police plus efficace. Avec un nombre de problèmes croissants lors de ces gardes à vue et également un problème juridique, une utilisation des gardes à vue mal cadrée, voire parfois détournée de sa fonction. Qui soulève le lièvre? La gauche? Que nenni, c’est le premier ministre qui passe à l’offensive face à des syndicats de police qui ne voient pas le problème (sic et re-sic). La RGPP impose de réfléchir aux orientations et usages des forces de police. La gauche, sur le qui-vive, passe-t-elle à l’offensive en sortant ses propositions. Que nenni. Martine Aubry épouse les discours de défenses des intérêts des professionnels, les syndicats qui veulent toujours plus d’effectifs et de meilleurs salaires. Logique de la part des syndicats qui sont dans leur rôle. Triste pour un parti qui se veut une force alternative à l’UMP. Quelle alternative représente-t-on lorsqu’on n’a rien à dire. Le débat sur l’immigration et l’identité nationale s’inscrit dans ce filon du « on n’a rien à dire ». Il vaudrait mieux ne pas en parler, voilà le résumé des arguments contre. Les mêmes qui ont été historiquement utilisés par la gauche sur l’insécurité… avec le succès qu’on sait. Sebastian Roché, CNRS. Université de Grenoble.

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