La pratique du sport est associée à plus de délits chez les adolescents [ 03/05/2007 ]

[ 03/05/2007 ]

L’étude conclut que les hypothèses positives (action défouloir, apprentissage des règles, occupation du temps etc…) ne sont pas validées et ne sont pas appropriées pour décrire les effets de la pratique du sport dans un échantillon représentatif. Pour interpréter nos résultats (absence de corrélation au mieux, corrélation positive entre pratique du sport et délinquance grave : plus on fait de sport, plus on commet ce type de délits), il faut faire l’hypothèse que plusieurs facteurs font du sport un facteur défavorable. La pratique du sport n’est probablement pas, en elle-même, nécessairement bénéfique. Elle peut être l’occasion :
– d’apprendre à aller au contact physique,
– de favoriser un esprit compétitif et d’apprendre à contourner les règles pour gagner,
– de valoriser des comportements viriles et parfois brutaux (ce que font certains parents sur la touche ou même parfois l’entraîneur),
– de développer des capacités physiques utiles sur le terrain ou aussi en dehors pour la délinquance de rue (courir),
– de valoriser des conduites impulsives,
– de générer des occasions de bagarre.

Ces résultats questionnent les fonctions sociales souvent attribuées naïvement au sport en lui-même, indépendamment de la manière dont il est pratiqué et encadré ? Il question les vertus intégratives du sport dans la société, tant il est vrai qu’on tend aujourd’hui à confondre loisir et lien social structurant.

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