La prévention de la récidive est efficace… en Australie. [ 12/01/2008 ]

[ 12/01/2008 ]

Certains gouvernement ont choisi de soumettre à des évaluations rigoureuses leurs programmes. Et ils s’avèrent efficaces contre la récidive.
La police a lancé des programmes évalués par l’Institut Australien de Criminologie à la demande du ministère de la santé. Les résultats montrent que des effets positifs ont été obtenus. Police diversion initiative date de 1999, lancé à l’initiative du gouvernement Australien. Le programme ciblait les primo utilisateurs de drogue, généralement non violents. Ils ont été inclus dans un programme d’éducation et de soins. Une grande partie des personnes placées dans ce programme n’ont pas réitéré de délit dans la période suivante de 12 à 18 mois, et ceux qui l’ont fait ne l’ont fait qu’une fois. Ils n’ont pas été l’objet d’une nouvelle condamnation. Différentes variables ont été prises en considération pour réaliser l’étude et notamment le nombre et le type de délits commis, l’âge, le genre, le fait de s’être plié aux exigences des décisions de justice. La comparaison du rythme de la délinquance avant et après le programme a permis de montrer le rôle du programme dans la modification du comportement délinquant. Suivant les juridictions, de 31 à 48 % des personnes délinquantes avant le programme n’ont pas commis de nouveau délit après le programme. Le fait de se focaliser sur les primo délinquants peut porter ses fruits dans différents pays si toutefois on est capable de ne pas dépenser les ressources sur les personnes dont le niveau de risque est si bas qu’il ne nécessite aucune intervention particulière. La croissante de l’usage des drogues et le lien entre cet usage et la délinquance, vérifié en Australie mais aussi en Europe et notamment France, a poussé le gouvernement à s’intéresser à l’efficacité des programmes de prévention. Eviter des délits, n’est-ce pas le PREMIER objectif d’une police moderne? Certains pays semblent avoir compris que la protection des citoyens passe d’abord par le fait d’éviter les délits, et non par celui d’attraper les délinquants après la commission des délits, car celà implique qu’il y eu auparavant des victimes. Peut-être conviendrait-il d’intensifier les échanges entre la France et l’Australie, que les ministères de la Justice s’échangent leurs bonnes pratiques EVALUEES afin de garantir plus de sécurité aux citoyens et moins de dommages liées à l’usage des drogues. Le rapport complet est téléchargeable sur:http://www.aic.gov.au/publications/rpp/97/rpp97.pdf

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s