Le plan national de prévention pense aux maires mais ne fait rien pour eux. [ 10/20/2009 ]

[ 10/20/2009 ]

A l’issue du Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance (CIPD), qu’il a tenu à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), vendredi 2 octobre, le Premier ministre a présenté le plan national de prévention de la délinquance. Il n’a retenu l’attention de personne. Au niveau national, la coordination et le suivi du plan seront assurés par le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance. Une mission veillera à l’évaluation du plan en collaboration avec l’Association des maires de France. Il vise principalement 5 objectifs : 1/ prévenir plus efficacement les actes de malveillance dans les lieux de la vie quotidienne ; 2/consolider les partenariats locaux dans le cadre de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance ; 3/ mieux prévenir la délinquance des mineurs ; 4/ renforcer l’aide aux victimes. 5/ sanctuariser les établissements scolaires et leurs abords. Pour y répondre, le plan met notamment en œuvre 4 moyens : 1/ Le recours en priorité à la vidéo-protection afin de réaliser des diagnostics précis sur les différentes formes de malveillance ; 2/ la coordination des acteurs locaux de la prévention autour du maire, qui est un acteur clé dans la définition des actions de lutte contre l’insécurité ; 3/ la prévention de la délinquance des mineurs les plus exposés au risque de la délinquance ou de la récidive.; 4/ le renforcement de la protection des victimes et l’amélioration de la prévention des violences familiales. Les objectifs sont nobles. Les moyens d’y parvenir hélas peu susceptibles de changer quoi que ce soit. On n’a toujours pas de preuve de l’efficacité de la vidéosurveillance pour prévenir les délits (à ne pas confondre avec sa capacité à identifier des auteurs), le maire n’a pas les pouvoirs de coordonner, les mesures visant les mineurs n’annonce rien de substantiel permettant de résoudre les problèmes de traitement déjà connus (programmes inefficaces, justice sous financée etc…). Un détail, les banlieues ont été oubliée. Sebastian Roché, Université de Grenoble, CNRS-Institut d’Etudes Politiques

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