Pourquoi a-t-on besoin de moins de policiers et gendarmes? [ 10/02/2008 ]

[ 10/02/2008 ]

La presse nous informe suite à des fuites opportunes que les effectifs de la gendarmerie nationale vont devoir être revus à la baisse, la suppression de 450 brigades étant envisagée. La police va devoir faire également des économies et supprimer 3000 postes en quelques années. Que les effectifs des forces nationales de police et de gendarmerie soient affectées par les contraintes budgétaires, et finalement un peu moins que le reste de la fonction publique, voilà qui paraît logique. Tout le monde se serre la ceinture. Ou presque. Mais, la chronologie de ces diminutions interroge. Il y a quelques années, le ministre de l’Intérieur affirmait la nécessité de mieux assurer la sécurité des français et que cela passait par l’augmentation des effectifs. Ainsi à partir de 2002 un loi cadre avait engagé une augmentation des effectifs pour la police et la gendarmerie. Le budget de l’Etat était-il excédentaire à ce momnent là? Certes non. Mais, le ministre de l’Intérieur, ministre d’Etat, pensait-il à la présidence en se rasant? Pour réussir son passage politique il lui fallait l’approbation des français, et promettre de faire plus pour la sécurité était une bonne idée. Il fallait aussi obtenir le soutien des policiers et gendarmes: la protestation dans la rue des forces de l’ordre qu’avait connu les socialistes fin 2000 faisiait figure de cauchemard à éviter à tout prix. Primes d’un côté, recrutements de l’autre, semblaient être les gages d’un authentique souci pour la condition policière et gendarmique. En moins de 5 ans, le cap est changé. Aujourd’hui il n’est plus nécessaire de disposer de forces en nombre identique. Y-a-t-il moins de violences en France? Non, la croissance se poursuit. Y-a-t-il moins de violences émeutières? Non, les crises les plus récentes sont proches de nous. Y a-t-il moins de trafics en tous genres et notamment de drogues? Non, la consommation continue de progresser entraînant derrière elle un business florissant. Alors, quels sont les déterminants des politiques de recrutement des forces de l’ordre? Ils sont multiples, pour sûr. Mais, le calendrier politique et l’utilité politique semblent bien faire partie des ingrédients qui déterminent le goût de la soupe des forces de l’ordre.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s