Violences scolaires: Si ce qui est décidé n’est pas efficace, autant ne rien décider. [ 02/22/2010 ]

[ 02/22/2010 ]

Diagnostic. Il reste difficile au delà du fait divers de dire quelles sont les tendances lourdes. Les spécialistes n’ont pas à leur disposition d’instruments de mesure fiables et permanents dans le temps. Sur les causes. Une partie de la violence contre l’école vient du fait qu’elle est perçue comme un mécanisme de sélection sociale et professionnelle. On s’y sent relégué si l’on n’est pas bon. Le fait d’avoir des difficultés à l’école provoque la violence comme réponse au sentiment de relégation. De plus, les établissements situés dans une zone pauvre rencontre plus de problèmes que ceux des quartiers favorisés. Les multirécidivistes violents tout comme les jeunes placés par la justice sont très majoritairement issus du bas de l’échelle sociale. Il existe des causes sociales de la délinquance.
Agir. Le ministre de l’éducation nationale propose une table ronde sur la sécurité à l’école. Il se sent obligé de proposer immédiatement « une réponse ». Mais sans solutions concrète disponible, et sans d’argent dans les caisses de l’Etat, la « conférence pour plus tard » s’impose.
Priorités. 1. Sans de répartir de façon plus juste les moyens financiers et humains limités que possèdel’éducation nationale et sans donner la priorité aux zones qu’on appelle… prioritaires peut-on vraiment améliorer les choses. 2. La deuxième est de développer des solutions dont on sait par l’évaluation scientifique qu’elles sont efficaces. S’appuyer sur la connaissance scientifique pour la dissuasion et la prévention et essentiel. Ce savoir existe. Mais n’est pas connu des décideurs. Si ce qui est décidé n’est pas efficace, autant ne rien décider. 3. Il faut développer en France les moyens de suivi du problème (le ministère ne sait pas ce qui se passe avec précision), et de l’évaluation de l’efficacité des réponses qui doit être réalisée par un organisme indépendant. Ceci évitera la confusion des rôles et la tentation d’arranger les chiffres ou l’instrument d’observation. Le ministre décide, l’évaluateur porte un jugement sur l’efficacité des décisions. Sebastian Roché Université de Grenoble, CNRS.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s